Libéralisation : Franklin(1706-1790 Américain) a dit que l'information doit être libre, c'est pourquoi il a créé les bibliothèques en 1731. Il a écrit : "These libraries have improved the general conversation of the Americans, made the common tradesmen and farmers as intelligent as most gentlemen from other countries, and perhaps have contributed in some degree to the stand so generally made throughout the colonies in defense of their privileges." Prenons l'exemple de l'édition des manuels scolaires, on s'apperçoit qu'un cercle vicieux existé. Étant donné que les livres a vendre dans les grandes magasins ont souvent un prix assez élevé, les étudiants préfèrent toujours acheter des livres d'occasion ou bien les télécharger d'Internet et les imprimer, même si, eux, personnellement ils aimeraient vraiment avoir les livres neufs et bien reliés. Ceci a évidemment provoqué la réduction des ventes. Pour tuer le marché de l'occasion, les éditeurs sont obligés de sortir une nouvelle version du livre en ajoutant un peu de contenu, ce qui introduit une différence non négligeable entre les différentes éditions. Ainsi, il devient peu pratique d'utiliser dans la même classe deux éditions différentes du même livre. Comme des nouveautés ont été ajoutées, le prix va sûrement augmenter. Ceci boucle le cercle vicieux. Le résultat final est qu'aujourd'hui le prix des livres plafonne. L'idée du livre libre est donc apparu comme étant une solution du problème précédant. Il y a déjà des exemples réussis dans ce domaine là. Biophysics Textbook On-Line(BTOL)( Auteur principal :Louis J. DeFelice ) est un livre de biologie dont chaque chapitre est écrit par un auteur différent. Ce qui est remarquable est que leur travail est organisé selon un modèle collaboratif. Les auteurs ont des réunions régulières, des newsletters, etc... Voyons ensuite le domaine musical. FMP, autrement dit, Free Music Phylosophy. L'idée est que la création et la copie de la musique ne devraient pas être restreintes. " Free " est un terme pour mentionner la liberté plutôt que le prix. Concrètement, " Free " ne veut pas dire que les musiciens ne peut pas vendre leur cassettes, CDs ou DATs, sachant que les œuvres musicales ont bien sûr une valeur, ils peuvent être coûteux mais ils peuvent être copiés et distribués librement, autrement dit le droit de copier et utiliser doit être " Free ". On se demande alors si la libération va menacer la vie des musiciens qui vivent sur leurs œuvres. La réponse est non. En réalité, le revenu des musiciens provient de ressources variées : La vente de leur CDs ou cassettes, les tickets de concert, les produit dérivés ( T-shirts ), royalties de radios... En plus, la libération de la diffusion va faire connaître la musique à un très vaste auditoire, ce qui présente un gros avantage pour les musiciens. Le chanteur Andre Matos (soliste de la bande Brésilienne de melodic-power-speed metal "Angra") a dit: "My sincere opinion is that people who want to listen to the music will buy the [official] record. Everyone who buys the bootleg will have a record. That's a problem for the record labels but it's a big advertisement for the band. We're not looking for money, but we're looking for an opportunity to make our work grow and give it exposure." %%%%%%%%%%%A revoir Pour le monde informatique, la libération est surtout urgente. Pour les utilisateurs de logiciels, les groupes de monopole ont décidé le prix de monopole, c'est la raison fondamentale du phénomène de piratage. Quand aux développeurs du logiciel, il est souvent difficile de développer son programme sans toucher autres cadres informatiques. A cause des brèves partout existés, énormément de difficulté est imposé sur eux. %%%%%%%%%%%%%%%%% Les abus des brevets sur les logiciels seront encore présentés dans la partie suivante. Pour conclure, revenons au terme "liberté". Le savoir, les idées devraient être le patrimoine de l'humanité, libres comme l'air, libres comme l'eau, libres comme la connaissance. Le développent de la société humain a besoin de la collaboration, la générosité et surtout de volontaires. Les idées appartiennent à l'humanité. L'apparition de NTIC : En 1877 Charles Cros , savant et poète français, imagine un système capable d'enregistrer le son sur un disque ou un cylindre. Quelques mois après lui, l'américain Thomas Alva Edison le réalise et le fait breveter en 1878. Son système, appelé phonographe, fonctionne avec un cylindre de cire gravé et manipulé à la main. En 1888, Émile Berliner fabrique le gramophone. Ce système utilise un disque plat sur lequel le son est gravé selon une spirale. En 1935, BASF et AEG Telefunken produisent le premier une bande magnétique plastique, et le second le magnétophone. Cette machine permet d'enregistrer le son et de le reproduire aussitôt. Bientôt vint au monde la cassette à bande magnétique, qui fonctionnait grâce à l'électromagnétisme. Pour enregistrer, on envoyait un courant électrique, ce qui produisait un champ magnétique sur la bande. Pour lire la cassette, il suffisait de faire l'inverse. La cassette offrait une meilleure qualité de son et était effaçable et ré-enregistrable. Progressivement, on améliore le système. L'égalisation du son permet un meilleur équilibre des fréquences. Au fur et à mesure que l'on apprend à fabriquer des têtes de lecture magnétiques de plus en plus petites, on réduit la largeur de la bande ou on augmente le nombre de pistes. Philips met au point la cassette compacte en 1964. En 1970 apparut la digitalisation, et le DAT, ou Digital Audio Tape, vit le jour. C'était une cassette sur laquelle on enregistrait des données binaires. Elle offrait une meilleure qualité de son, mais elle n'était pas effaçable. Ainsi elle ne remplaça pas la cassette audio. Mais aujourd'hui, le système DAT a été amélioré, il peut être enregistré plusieurs fois. Le format DAT est devenu un standard pour les professionnels du son. Il offre une qualité supérieure à celle du CD audio. Malheureusement, un taxe est imposé sur les cassettes et lecteurs DAT, ce qui le rend peu abordable pour les utilisateurs normaux. De plus, sous la pression de la RIAA, les lecteurs de DAT ont été bridés pour empecher la réalisation de copies numériques de cassette à cassette. Au début des années 1980, des laboratoires de Philips et Sony, apparaissait le disque compact. Sur le disque compact, l'information est stockée sous forme de minuscules cuvettes, trous creusés dans une couche photosensible de cianine préservée par une couche de plastique transparent. Le CD surpasse les anciens disques et la cassette à bande magnétique. Il se démarque par sa qualité de son plus uniforme et sa plus grande fréquence d'échantillonage. Les CD sont devenu le support idéal pour les données informatiques et la musique. Au confluent de ces deux domaines, et après la démocratisation des "graveurs" (appareils permettant d'enregistrer des CD), les CD sont devenu le support de choix pour la distribution, et donc également le piratage, de musique et de programmes informatiques. C'est probablement la raison pour laquelle ils ont récemment été soumis à une nouvelle redevance, qui a soulevé beaucoup de controverses dans la communauté informatique (en effet, cette taxe est prélevée pour "compenser le manque à gagner des éditeurs et des auteurs causé par le piratage musical", mais ne donne pas le droit de copier de musique. De plus, il est illégitime de compenser le manque à gagner des éditeurs. L'existence de ce manque à gagner n'est d'ailleurs pas établi. De plus, la taxe s'applique à tous les supports vierges, alors qu'il est estimé que seuls 12% des supports sont utilisés pour l'enregistrement musical. Enfin, les bénéfices de cette taxe sont directement récupérés par la SACEM, qui est vastement controversée en tant que filière de rémunération des auteurs). Sony a inventé en 1992 le MiniDisc, un disque très compact ( 6,35 cm de diamètre), qui permet d'enregistrer jusqu'à 75 minutes de musique. Ré-enregistrable, il était destiné à remplacer les cassettes compactes. Mais il n'a jamais atteint ce degré de popularité, probablement à cause du prix prohibitif des supports et des lecteurs (également à cause d'une taxe destinée à compenser les manques à gagner des éditeurs, ou peut-être des auteurs.) Les ordinateurs sont probablement l'étape la plus importante de l'évolution des NTIC. En effet, avec la démocratisation d'ordinateurs personnels, il est maintenant possible d'échanger toute information pour peu qu'elle aie été numérisée au préalable (et dans des volumes dont la croissance est maintenant exponentielle avec le temps). Le MP3 est un format de fichier son compressé. L'intérêt principal de ce format est de pouvoir stocker sur un ordinateur des morceaux de musique de qualité CD sous forme de fichiers de taille raisonnable. Grâce à cette compression, un titre de 4 minutes occupe environ 3,7 mégaoctets sur le disque dur, là où un fichier son classique prendrait 40 mégaoctets, et cela sans perte notoire de qualité pour une oreille humaine moyenne. Depuis environ 3 ans, le MP3 à pris une ampleur extraordinaire dans le monde de l'Internet, si bien que le mot "mp3" se trouve dans le hit-parade des 5 mots les plus tapés dans les moteurs de recherche. Malheureusement, cet essor est en partie dû à la facilité qu'il procure à reproduire et à distribuer des musiques de manière illégale, et à très grande échelle grâce à Internet. Ceci s'ajoute aux problèmes de piratage déjà rencontrés avec les cassettes audio, et les cassettes vidéos pour l'image. Internet Vaste regroupement de réseaux d'ordinateurs qui échangent de l'information par le biais d'une suite de protocoles de réseau appelée TCP/IP. IL a été créé en 1969. A la fin de l'année 90, son accès à été ouvert au public. Sa grande particularité est d'être totalement décentralisé, ce qui permet à n'importe quel utilisateur de publier très facilement des informations (textes, musique, et maintenant même séquences vidéo) qui deviennent accessibles à tous. L'absence de centralisation, l'incommensurable quantité d'informations disponibles et l'aspect totalement international de ce réseau rendent impossible tout effort de censure. Napster Napster, créé en 1999 par un étudiant de dix-huit ans, Shawn Fanning, fait figure d'épouvantail pour l'industrie du disque. Le produit, qui comptait 15 millions d'utilisateurs dans le monde au mois de mai en revendique aujourd'hui 38 millions. Naptster est un système permettant d'échanger facilement des morceaux de musique; mais il est manifeste que ce système a été développé exclusivement dans le but de faciliter le piratage de morceaux connus, plutôt que d'encourager la découverte par les auditeurs d'auteurs inconnue et éventuellement de musique libre de droit. En permettant la diffusion de musique contre l'avis des auteurs, Napster a connu une courte mais glorieuse existence. Fort de la publicité qu'il s'est ainsi créée, il est en passe de devenir un système payant, probablement très lucratif pour ses auteurs. Gnutella Gnutella est un logiciel qui permet d'échanger des fichiers d'ordinateur à ordinateur sans même passer par un serveur central. Le développement officiel du logiciel a été stoppé, mais des versions plus récentes, développées par des bénévoles sont disponibles. Il est mieux conçu, et plus général que Napster, il permet d'échanger non seulement les MP3 mais aussi toutes sortes de fichiers. Contrairement à Napster, il n'a pas pour vocation première le piratage, bien qu'il puisse agir comme un puissant catalyste, en particulier auprès des anciens utilisateurs de Napster frustrés par sa réorientation. Freenet Le logiciel Freenet, développé par Ian Clarke, un idéaliste libertariste allemand de vingt-deux ans, pousse à l'extrême l'anonymat et l'impossiblité de censurer sur Internet. Construit entièrement sur la cryptographie forte, sur des algorithmes avancés de relocalisation et de mirroring des documents, il c'est un projet d'avant-garde technologique. Freenet est un système de stockage distribué de l'information créé de telle sorte qu'il soit impossible de dire sur quels ordinateurs se trouve un document donné, ou même quels documents sont stockés sur son propre ordinateur. Une fois posté, il est absolument impossible de supprimer un document, même pour l'auteur. Conclusion Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, sous la forme de nouvelles inventions, ont permis de décennie en décennie une reproduction de plus en plus aisée, de plus en plus parfaite et de moins en plus coûteuse de l'information. Ces technologies culminent aujourd'hui avec la démocratisation d'Internet, et la possibilité d'échanger à un côut presque nul de gros volumes d'information, à l'échelle de la planète. Le plus gros problème de ces technologies est qu'elles n'enforcent pas le respect de la propriété intellectuelle de l'auteur des documents qu'elles permettent de diffuser. Ainsi, il est nécessaire soit de libérer l'information en créant d'énormes quantités de documents dont la distribution est libre (Internet permet aussi ça) soit de brider la technologie pour maintenir de force un système de contrôle permettant de garantir le respect des droits d'auteurs. Ces deux solutions seront envisagées dans la partie suivante.