Des approches similaires ont été proposées, en faisant appel à la générosité populaire. En permettant à un auditeur de donner facilement 1F à l'artiste dont il écoute la musique (copiée librement), il est envisageable pour des musiciens de vivre sur la charité populaire.
Il est à noter que souvent, les coûts de publication d'ouvrages sur papier, ou de distribution de musique sur CD, sont prohibitifs. Sur un CD vendu 150F, il est rare que l'artiste touche plus de 2 ou 3 francs. Le principe des micropaiements permettrait de garantir aux auteurs des revenus honorables, en assurant une diffusion maximale de leur travail.
Stephen King a récemment tenté l'expérience en publiant un livre sur Internet, et en demandant aux lecteurs de payer de leur plein gré. Le résultat est un succès partiel. D'autres expériences similaires seront tentées à l'avenir.
De manière similaire, on pourrait imaginer la mise en place d'une taxe culturelle permettant de faire vivre les créateurs. Mais se poserait alors la question de la répartition de cette taxe. L'idéal serait de favoriser les auteurs ayant peu de diffusion, plutôt que d'opérer une distribution proportionnelle, afin d'éviter le phénomène de super-star, qui n'apporte pas grand-chose à la richesse culturelle. Si cette répartition se fait avec autant d'impartialité que la répartition des droits par la SACEM, il vaut peut-être mieux en abandonner l'idée.
La taxe sur les CD vierges (la Tascataxe) aurait pu devenir une telle taxe; malheureusement, elle a plus été construite pour rétribuer les éditeurs de musique que pour encourager la production culturelle. Par exemple, la diffusion de musique protégée sur un support taxé n'autorise pas cette diffusion pour autant.